Présenté le 31 juillet 2026, Seedance 2.5 est le modèle de génération de vidéos avec son de ByteDance. Son arrivée dans Dreamina, la plateforme de création d’images et de vidéos du groupe, vise les créateurs qui veulent construire une séquence, puis la retoucher, plutôt que produire un plan isolé.

Que peut raconter une génération de 30 secondes ?

Un clip peut désormais durer jusqu’à 30 secondes en une seule génération. C’est assez pour imaginer une scène publicitaire avec une entrée, un changement de décor et une chute, ou un court passage musical qui suit un personnage des coulisses à la scène. ByteDance met en avant des transitions plus fluides entre les plans et une meilleure continuité des personnages. Le modèle peut aussi prolonger une vidéo par générations successives : 30 secondes est la limite d’une génération, pas nécessairement celle du projet final.

Comment les références orientent-elles le résultat ?

Le créateur peut fournir des images, des vidéos et des extraits audio pour préciser les personnages, le mouvement, l’ambiance ou le rythme recherchés. ByteDance annonce jusqu’à 30 images, 10 vidéos et 10 fichiers audio pour une génération, soit 50 références au maximum.

Cette place donnée aux matériaux de départ intéresse autant un vidéaste qui prépare ses plans qu’une équipe chargée de montrer un produit précis. Un rendu 3D sans textures peut, par exemple, servir à fixer la position des sujets et le trajet de la caméra avant la génération de l’image finale. Les références donnent une direction plus détaillée ; elles ne garantissent pas que chaque élément sera reproduit à l’identique.

Que change le montage ciblé ?

Seedance 2.5 permet d’indiquer à quel moment une action doit se produire, puis de demander une modification sur une portion de vidéo. Dans Dreamina, ByteDance décrit aussi des retouches portant sur un personnage ou un élément particulier. Changer un arrière-plan ou ajuster un mouvement de caméra sans repartir entièrement de zéro devient ainsi l’objectif du flux de travail.

C’est la partie la plus utile pour une vidéo destinée à être publiée : obtenir un premier résultat ne suffit pas si un détail gêne le montage final.

Où s’arrêtent les promesses du modèle ?

ByteDance reconnaît encore des difficultés avec la vraisemblance de certains mouvements complexes et la stabilité des scènes où plusieurs sujets interagissent. Les exemples montrés par l’entreprise illustrent des possibilités créatives, pas un résultat assuré pour chaque projet. Un contrôle humain reste nécessaire, notamment pour vérifier la continuité et les détails d’un produit filmé.

Les droits sur les références demandent la même attention. Après des accusations visant Seedance 2.0, la version précédente du modèle, au sujet de personnages protégés, Dreamina affirme appliquer des restrictions sur l’usage non autorisé des œuvres et de l’image des personnes. Ces protections annoncées ne dispensent pas les créateurs de vérifier ce qu’ils fournissent au modèle et ce qu’ils publient.

Qui peut accéder à Seedance 2.5 dans Dreamina ?

L’annonce de Dreamina prévoit un déploiement pour les comptes abonnés de personnes de plus de 16 ans en Europe, en Asie, au Moyen-Orient et en Amérique du Sud. Une autre page de présentation parle toutefois d’une disponibilité mondiale. Ces formulations ne permettent pas de déduire qu’un compte donné dispose déjà du modèle : l’accès et les crédits nécessaires sont à vérifier dans Dreamina avant de prévoir une production.